L’acteur politique Gabriel Dirokpa Kandoni, cadre du parti Action des patriotes pour l’émergence du Congo (APEC), a critiqué le bilan des élus du territoire de Djugu, en Ituri. Il appelle la société civile et les forces vives à élaborer un cahier des charges permettant d’évaluer les engagements et les réalisations des représentants politiques.
Cette déclaration a été faite mardi 27 octobre 2026 à Kpandroma, en marge du marathon social organisé à l’occasion du premier anniversaire de sa fondation, la FOGADI.
S’exprimant devant Buniaactualite.cd, Gabriel Dirokpa a estimé que les préoccupations des communautés locales, notamment en matière d’infrastructures et de développement, ne trouvent pas suffisamment de réponses auprès des élus.
« Nous sommes en train d’aider la communauté avec des infrastructures de base et autres. […] Ceux qui sont élus ne font absolument rien », a-t-il déclaré, exprimant ainsi son appréciation du bilan des représentants politiques.
Au-delà de cette critique, le cadre de l’APEC propose que les communautés se dotent d’un instrument de suivi des engagements politiques, sans limiter cette évaluation aux seuls élus en fonction.
« La société civile et les forces vives doivent placer un cahier des charges pour nous évaluer. Insérez-moi aussi parmi eux », a-t-il insisté.
Selon lui, les chefs coutumiers, les organisations de jeunes et de femmes, les confessions religieuses et les autres composantes de la société civile devraient participer à l’élaboration de ce document.
L’objectif serait de définir les principales priorités du territoire de Djugu et de disposer d’une base commune pour apprécier les actions des responsables politiques.
Gabriel Dirokpa distingue, par ailleurs, l’engagement politique des interventions sociales menées par sa fondation, estimant que les deux démarches peuvent contribuer à répondre aux besoins des communautés.
Ses critiques à l’encontre des élus constituent une prise de position politique. Aucun bilan contradictoire de leurs réalisations n’a été présenté à l’occasion de cette déclaration.
John Mary Ndika, depuis Kpandroma

