Les violences attribuées aux miliciens de la CODECO continuent de toucher plusieurs localités du territoire de Djugu, en Ituri. Après les attaques signalées dans le groupement Sombuso, en chefferie des Bahema-Nord, de nouvelles alertes font état d’un enlèvement et de pillages dans la région de Bule, en chefferie des Bahema-Badjere.
Selon des sources de la société civile, les attaques enregistrées entre le samedi 24 et le lundi 26 octobre 2026 ont provoqué d’importants dégâts matériels et contraint plusieurs familles à abandonner leurs habitations.
Dans le groupement Sombuso, les villages de Gobu, Muganga et Musekere ont été attaqués dimanche vers 4 heures du matin par des hommes armés identifiés localement comme des miliciens de la CODECO.
Charité Banza, responsable de la société civile des Bahema-Nord, rapporte l’incendie de nombreuses maisons et des pillages de bétail.
Ces violences ont également provoqué des déplacements de population vers plusieurs localités riveraines du lac Albert. Certaines familles auraient traversé la frontière pour chercher refuge en Ouganda.
Aucun décès n’avait été signalé dans le premier bilan communiqué par la société civile. L’étendue des dégâts et le nombre de personnes déplacées restent cependant à établir.
Dans la chefferie voisine des Bahema-Badjere, la société civile dénonce également la poursuite des violences.
Salomon Pinzile Lolé, son responsable local, signale notamment la disparition d’un civil présenté comme catéchiste de l’Église catholique, après une attaque attribuée à des combattants de la CODECO dans la région de Bule.
Selon son témoignage, les assaillants seraient venus du secteur des Walendu-Pitsi et auraient pris pour cible des habitants qui se trouvaient dans leurs champs, vers le village de Bokatilé.
La société civile affirme que l’homme, identifié sous le prénom d’Adélard, demeure introuvable. Les circonstances exactes de son enlèvement présumé et sa situation actuelle restent à vérifier.
Ces informations s’ajoutent aux violences documentées ces dernières semaines autour de Bule.
Le 22 octobre, Radio Okapi rapportait que six civils avaient été enlevés dans le village de Dendro, près de Bule, par des hommes présentés comme des miliciens de la CODECO. Deux otages avaient été tués, deux autres libérés, tandis que le sort des deux derniers demeurait inconnu.
Les informations recueillies ne permettent pas de déterminer si les dernières alertes de la société civile concernent des faits entièrement distincts de ceux déjà signalés dans la région.
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Pour les communautés de Djugu, la répétition des attaques complique les déplacements et les activités agricoles, tout en accentuant les difficultés des familles ayant déjà fui les violences.
Les responsables de la société civile appellent les autorités militaires et administratives à renforcer la protection des villages exposés.
À ce stade, les bilans des dernières attaques ne sont pas consolidés. Les circonstances des disparitions signalées et les éventuelles interventions des forces de sécurité nécessitent également des clarifications.
La rédaction

