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    Les fortes pluies accompagnées de vents violents continuent d’endommager des établissements scolaires en Ituri. De Mambasa à Djugu, en passant par Irumu, plusieurs écoles ont perdu leurs toitures ces derniers mois.

    Au-delà des dégâts matériels, ces incidents pourraient questionner. Et parmi des questions majeures, l’on pourrait s’interroger sur comment garantir la continuité des cours lorsque les réparations tardent ?

    Le dernier incident remonte au samedi 24 octobre 2026. À Mambasa-Centre, les toitures de quatre salles de classe du complexe scolaire Luzolana ont été emportées par des vents violents, endommageant également quatre habitations voisines.

    Selon une alerte du service provincial de la Protection civile, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Les dégâts pourraient néanmoins perturber la reprise des cours prévue lundi 26 octobre.

    Cette situation rappelle celle de l’école primaire Teturi, également située dans le territoire de Mambasa. En septembre dernier, la Nouvelle société civile congolaise alertait sur l’absence de réhabilitation de trois salles de classe dont les toitures avaient été détruites en février 2026.

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    Sept mois après l’incident, ces salles demeuraient inutilisables, selon les informations publiées le 29 septembre par une source.

    Dans le territoire de Djugu, l’école primaire Dhera avait également perdu les toitures de trois salles de classe le 23 septembre. Des documents pédagogiques et des fournitures avaient été endommagés.

    Une intervention a toutefois été signalée quelques jours plus tard. Selon une source locale, une fondation avait remis 120 tôles le 28 septembre pour contribuer à la réhabilitation de cet établissement. L’achèvement des travaux n’a cependant pas été confirmé.

    À Irumu, l’Institut Badjanga avait connu un incident similaire en juillet, avec quatre salles de classe privées de toiture.

    Ces situations montrent que les conséquences des intempéries ne se limitent pas à la destruction des bâtiments. Elles peuvent également perturber les apprentissages, endommager les équipements pédagogiques et exposer les élèves à des conditions d’étude difficiles.

    La répétition de ces incidents ne suffit toutefois pas à établir que toutes les écoles concernées présentaient des défauts de construction. La violence des vents, l’état initial des bâtiments, les matériaux utilisés et les conditions d’entretien devraient être examinés individuellement.

    En revanche, les délais de remise en état méritent une attention particulière. Entre les réparations engagées rapidement dans certains établissements et celles qui tardent pendant plusieurs mois ailleurs, les réponses apparaissent inégales.

    Il reste à déterminer si les administrations scolaires disposent de mécanismes de financement et d’intervention suffisamment rapides pour répondre à ces urgences.

    Un inventaire provincial des établissements endommagés, accompagné d’un suivi des travaux annoncés, permettrait de mieux apprécier l’ampleur des besoins et les réponses apportées.

    À Mambasa, l’urgence immédiate concerne le complexe scolaire Luzolana. Les autorités éducatives devront notamment préciser les dispositions envisagées pour assurer la sécurité des élèves et maintenir les enseignements malgré les dégâts.

    Au-delà de cet établissement, la question demeure celle de la capacité des services compétents à anticiper les risques et à rétablir rapidement des conditions d’apprentissage sûres après chaque intempérie.

    La rédaction

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