La recrudescence des cambriolages attribués à des bandits armés inquiète au quartier Hoho, dans la commune de Mbunya, à Bunia, chef-lieu de l’Ituri. Le conseiller communal élu de Shari, Fabrice Kambale Visahasa, alerte sur les difficultés d’intervention des forces de sécurité, qu’il attribue notamment à l’insuffisance des effectifs policiers et au manque de passerelles dans certaines parties du quartier.
Dans une déclaration faite vendredi 23 octobre 2026, cet élu communal affirme que plusieurs habitations sont régulièrement prises pour cible par des individus armés, exposant les familles aux risques de vols et de violences.
Selon lui, la situation est aggravée par les difficultés d’accès à certaines avenues. L’absence de passerelles adaptées empêcherait les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) de se déplacer rapidement lorsqu’une attaque est signalée.
Fabrice Kambale Visahasa appelle ainsi les autorités urbaines et provinciales à renforcer la présence policière, mais également à améliorer les infrastructures permettant aux services de sécurité d’intervenir dans les quartiers concernés.
Cette alerte intervient alors que les cambriolages constituent une préoccupation récurrente dans cette partie de Bunia. En mars 2025, Buniaactualite.cd avait déjà rapporté dix cas de cambriolage enregistrés en une seule nuit au quartier Hoho. À l’époque, le même conseiller communal avait appelé au renforcement des patrouilles.
La question des infrastructures avait également été soulevée en avril 2025 par la Protection civile de Bunia. Ce service avait alerté sur la dégradation de plusieurs ponts et passerelles, une situation susceptible de retarder les interventions policières lors des cambriolages.
Pour l’élu communal, le renforcement de la sécurité nécessite donc une réponse associant la présence des forces de l’ordre et l’amélioration des voies d’accès.
Aucun bilan chiffré des cambriolages récemment signalés au quartier Hoho n’a été communiqué dans sa déclaration. La fréquence des attaques et les dispositions prises par les services de sécurité restent également à préciser.
Jonathan Bavonga

