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    La riposte contre Ebola connaît de nouvelles perturbations dans la zone de santé rurale de Nia-Nia, en territoire de Mambasa (Ituri). Les agents chargés de la surveillance épidémiologique, de la communication communautaire et de la prévention des infections ont annoncé une grève sèche et illimitée à partir du jeudi 22 octobre 2026, dénonçant le non-paiement de leurs primes depuis août.

    Cette cessation d’activités touche trois composantes essentielles de la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola : la Surveillance, la Communication des risques et engagement communautaire (CREC) ainsi que la Prévention et contrôle des infections (PCI).

    Dans leur déclaration collective, les agents affirment avoir multiplié les démarches auprès des responsables de la riposte sans obtenir de solution à leurs revendications.

    Ils évoquent notamment une rencontre avec le coordonnateur de la riposte le 2 octobre, suivie d’une lettre d’ultimatum adressée le 5 octobre. Un moratoire avait ensuite été observé du 13 au 19 octobre, à la suite d’échanges avec des représentants d’Africa CDC et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Malgré cette période de négociation, les grévistes affirment n’avoir toujours pas perçu les primes réclamées.

    « Constatant qu’à ce jour, malgré l’expiration du moratoire accordé, aucune solution n’a été trouvée, tandis que d’autres piliers engagés dans la même riposte sont déjà à leur deuxième mois de paiement, nous décrétons la cessation illimitée des activités », indiquent-ils.

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    Le collectif dénonce également une différence de traitement entre les équipes mobilisées contre la même épidémie.

    « Il nous semble illogique et inadmissible que certains piliers soient payés au détriment d’autres », déplorent les agents, qui conditionnent la reprise du travail au paiement intégral de leurs primes.

    Cette situation soulève des préoccupations sanitaires dans une zone confrontée à la maladie à virus Ebola depuis juin 2026.

    La suspension des activités de surveillance pourrait notamment compromettre la détection précoce des cas suspects et le suivi des personnes contacts. L’interruption de la communication communautaire risque également de fragiliser les efforts de sensibilisation, tandis que l’arrêt des interventions de prévention et de contrôle des infections pourrait affecter l’application des mesures de protection dans les structures sanitaires.

    Ces conséquences potentielles restent toutefois à évaluer sur le terrain. Les informations disponibles ne permettent pas encore de déterminer l’ampleur effective de l’interruption des services ni de confirmer que l’ensemble des activités de riposte est à l’arrêt.

    La grève intervient alors que l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie d’Ebola en RDC. Selon les données nationales arrêtées au 20 octobre, la province totalisait 7 040 cas confirmés depuis le début de l’épidémie.

    Les agents grévistes préviennent qu’ils pourraient durcir leur mouvement si aucune solution n’est apportée à leurs revendications.

    À ce stade, aucune réaction actualisée de la coordination de la riposte ou des partenaires concernés sur les modalités de règlement des primes n’a pu être établie.

    La durée de cette grève et les dispositions susceptibles d’assurer la continuité des activités sanitaires constituent désormais les principales préoccupations dans la zone de santé de Nia-Nia.

    La rédaction

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