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    Seize cas suspects de choléra ont été signalés dans les villages de Yabasabola et Baonga, en territoire d’Isangi, dans la province de la Tshopo. Le manque d’eau potable et les mauvaises conditions d’assainissement font craindre de nouvelles contaminations dans ces localités riveraines du fleuve Congo.

    Les cas ont été recensés entre le 14 septembre et le 4 octobre 2026, selon une fiche du Centre de monitoring et d’alertes humanitaires, dont les conclusions ont été rapportées mercredi 21 octobre par le média en ligne Lumière News.

    D’après Jérôme Katusi Kalome, chef du Bureau des actions humanitaires et de la solidarité nationale du territoire d’Isangi, la transmission de la maladie demeurerait active dans les deux villages concernés.

    La fiche d’alerte ne rapporte aucun décès. Toutefois, cette information nécessite une clarification, un précédent signalement datant du 29 septembre ayant fait état du décès d’une fillette de 12 ans à Baonga, selon un responsable coutumier local.

    Dans ces communautés, l’accès limité à l’eau potable constitue l’une des principales préoccupations sanitaires. Plusieurs ménages utilisent directement l’eau du fleuve Congo pour boire, faire la lessive et satisfaire leurs besoins quotidiens.

    Cette dépendance aux eaux du fleuve, combinée à l’insuffisance des latrines, accroît les risques de maladies hydriques. Les inondations aggravent également la situation en provoquant parfois le débordement des installations sanitaires et la contamination des points d’approvisionnement en eau.

    Face à ces conditions, le Centre de monitoring et d’alertes humanitaires appelle à une intervention rapide des autorités sanitaires et des partenaires humanitaires.

    Il recommande notamment une évaluation multisectorielle, l’approvisionnement des structures de santé en médicaments et autres intrants nécessaires, ainsi que le renforcement des capacités du personnel soignant.

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    L’organisme préconise également l’installation d’un centre de traitement du choléra de dix lits à Yabasabola et la création d’un point de réhydratation orale à Baonga, afin de rapprocher les soins des populations exposées.

    La distribution de produits de traitement de l’eau, de savons et de kits d’hygiène figure parmi les autres mesures recommandées, parallèlement au renforcement de la surveillance communautaire.

    Si des activités de sensibilisation au lavage des mains sont déjà rapportées, les besoins en eau potable, en assainissement et en équipements médicaux restent importants.

    À ce stade, les informations disponibles ne précisent pas si les seize cas suspects ont fait l’objet d’une confirmation biologique. La situation appelle donc une surveillance sanitaire renforcée et une clarification des bilans communiqués, afin d’adapter la réponse aux besoins réels des populations.

    Jonathan Bavonga

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