Au moins 77 civils ont été tués en septembre 2026 dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, où plus de 80 000 personnes nécessitent une assistance humanitaire urgente. Malgré l’ampleur des besoins, les violences armées continuent de limiter l’accès des organisations humanitaires aux populations affectées.
Ce bilan ressort du rapport mensuel du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), publié le 15 octobre 2026 et couvrant la période du 1er au 30 septembre.
Selon les informations reprises de ce document consulté par buniaactualite.cd, le territoire de Mambasa a connu une succession d’attaques armées, notamment dans les localités situées le long de la Route nationale numéro 4 (RN4), particulièrement à Biakato, Bandisende et dans les environs du centre de Mambasa.
Ces violences, attribuées principalement aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) par des sources locales, se sont accompagnées de meurtres de civils, d’enlèvements, d’incendies d’habitations et de nouveaux déplacements de population.
Parmi les incidents documentés figure l’attaque du 27 septembre à Bandisende, une localité située dans les environs de Mambasa-centre. Au moins cinq civils y ont été tués, selon des sources locales citées dans le rapport humanitaire.
Cette nouvelle attaque a contribué à porter à 77 le nombre de civils tués dans le territoire au cours du seul mois de septembre.
La situation prolonge une série de violences meurtrières. En août, OCHA avait déjà fait état de plus de 80 civils tués dans les zones affectées de Mambasa et de Mandima, illustrant la persistance de l’insécurité dans cette partie de l’Ituri.
Au-delà des pertes humaines, les attaques provoquent des déplacements répétés de familles contraintes d’abandonner leurs habitations, leurs champs et leurs activités économiques pour rechercher une protection dans des localités jugées plus sûres.
Selon les données humanitaires, plus de 80 000 personnes présentent actuellement des besoins urgents dans plusieurs secteurs, notamment l’alimentation, les abris, les soins de santé, l’accès à l’eau potable et la protection.
Cependant, l’insécurité complique considérablement les interventions. Plusieurs axes routiers demeurent difficiles d’accès pour les organisations humanitaires, en raison des risques d’attaques et d’embuscades.
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Cette situation prive de nombreuses familles d’une assistance régulière, alors que les déplacements forcés accentuent leur vulnérabilité et réduisent leurs possibilités de subvenir à leurs besoins.
La crise intervient également dans un contexte sanitaire marqué par l’épidémie de maladie à virus Ebola qui touche plusieurs zones de santé de l’Ituri. Les difficultés d’accès aux communautés constituent ainsi un défi supplémentaire pour les interventions sanitaires et humanitaires.
Face à cette dégradation, les acteurs humanitaires appellent au renforcement de la protection des civils, au respect du droit international humanitaire et à une réponse multisectorielle urgente en faveur des populations de Mambasa.
Alors que les attaques continuent d’alimenter les déplacements, la question de l’accès humanitaire demeure centrale : des dizaines de milliers de personnes ont besoin d’assistance dans un territoire où l’insécurité empêche précisément les organisations d’intervenir dans de bonnes conditions.
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