Face à la multiplication des actes d’insécurité dans le Haut-Uélé, particulièrement dans le territoire de Watsa, le gouverneur Jean Bakomito Gambu cherche à renforcer l’implication des responsables religieux dans la prévention des violences.
Réunis lundi 19 octobre 2026 à Isiro, les représentants des confessions religieuses ont exprimé leur disponibilité à sensibiliser les communautés contre le recours aux armes et en faveur de la paix.
La rencontre s’est tenue dans la salle Kibali du gouvernorat provincial, selon les informations rapportées par la presse locale, sur la base d’une communication du gouvernement provincial.
Au centre des échanges figurait la contribution des responsables religieux à la lutte contre l’insécurité, notamment à travers les prédications, les rencontres communautaires et la sensibilisation des fidèles.
Les participants ont reconnu la nécessité d’aller au-delà des appels à la prière pour encourager des comportements favorables à la coexistence pacifique, au respect de la vie humaine et à la cohésion sociale.
Cette mobilisation intervient dans un contexte sécuritaire préoccupant à Watsa, où plusieurs attaques armées ont récemment été signalées.
Le 14 octobre dernier, dix-sept personnes soupçonnées d’implication dans des actes criminels avaient été présentées au gouverneur à Isiro. Selon les services de sécurité, ces suspects, parmi lesquels figurent deux militaires des FARDC, seraient impliqués dans plusieurs attaques commises depuis fin août dans le territoire de Watsa.
Ces violences auraient entraîné des pertes en vies humaines parmi les civils et les forces de l’ordre. Leur responsabilité individuelle reste toutefois à établir par la justice.
C’est dans ce contexte que l’exécutif provincial entend associer davantage les confessions religieuses aux efforts de prévention, en misant notamment sur leur proximité avec les communautés.
La rencontre a également abordé les tensions politiques nationales consécutives à l’annonce du Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire associé à l’ancien président Joseph Kabila.
Selon le compte rendu diffusé par le gouvernorat, les responsables religieux présents ont exprimé leur opposition au recours à la violence armée comme moyen de règlement des différends politiques, appelant à privilégier les voies pacifiques et le respect des institutions.
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Au terme des discussions, ils ont réaffirmé leur volonté de contribuer aux campagnes de sensibilisation, particulièrement dans les zones affectées par l’insécurité.
Si cette démarche marque une volonté de collaboration entre les autorités provinciales et les confessions religieuses, aucune précision n’a encore été communiquée sur un éventuel calendrier d’activités, les moyens mobilisés ou les localités qui bénéficieront prioritairement de ces actions.
Dans le territoire de Watsa, où les populations attendent avant tout une amélioration concrète de leur sécurité, l’enjeu sera désormais de traduire ces engagements en initiatives communautaires, parallèlement aux interventions des services chargés de la protection des personnes et de leurs biens.
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