Le Kenya a confirmé, samedi 17 octobre 2026, quatre nouveaux cas de maladie à virus Ebola, dont trois agents de santé ayant pris en charge le premier patient identifié dans le pays. Ces nouvelles contaminations portent à sept le nombre total de cas confirmés, dont un décès.
Selon l’agence Reuters, qui cite le ministère kényan de la Santé, les trois soignants contaminés sont deux hommes âgés de 29 et 35 ans et une femme de 32 ans. Ils avaient participé à la prise en charge du premier patient les 3 et 4 octobre.
Le quatrième nouveau cas concerne un homme apparenté au premier malade, décédé le 5 octobre à Nairobi. Il était placé en quarantaine depuis le 6 octobre.
Les autorités sanitaires précisent que les quatre nouveaux patients se trouvaient déjà en quarantaine lorsqu’ils ont développé des symptômes. Leur infection par le virus Ebola de type Bundibugyo a ensuite été confirmée par des analyses de laboratoire.
Ces contaminations constituent les premiers cas connus de transmission locale du virus au Kenya. Toutefois, le ministère de la Santé assure qu’aucune propagation communautaire n’a été mise en évidence à ce stade.
Sur les 130 personnes identifiées comme contacts du premier patient, 128 ont été retrouvées et placées en quarantaine, soit 98,5 %. Les recherches se poursuivent pour localiser les deux autres.
Le premier cas concernait un ressortissant kényan de 40 ans qui vivait depuis plusieurs années en République démocratique du Congo. Tombé malade en RDC, il avait transité par l’Ouganda avant de rejoindre Nairobi le 3 octobre, où il est décédé deux jours plus tard.
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L’apparition de ces infections au Kenya confirme le risque de propagation transfrontalière de l’épidémie qui touche la RDC depuis mai 2026, particulièrement dans l’Est du pays.
Selon les données sanitaires congolaises rapportées par Reuters, plus de 9 000 cas d’Ebola et plus de 4 000 décès avaient été enregistrés en RDC à la mi-octobre.
La souche Bundibugyo, responsable de cette épidémie, ne dispose actuellement d’aucun vaccin homologué spécifique. Des recherches sont en cours pour évaluer des vaccins candidats.
Malgré la confirmation des nouveaux cas, les autorités kényanes n’ont annoncé aucune restriction sur les voyages, les activités commerciales ou les rassemblements publics. Elles poursuivent la surveillance sanitaire et le suivi des contacts afin de limiter toute nouvelle transmission.
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