À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée ce vendredi 16 octobre 2026, des femmes journalistes réunies au sein de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) ont organisé une activité de solidarité en faveur des enfants vivant dans les rues de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Cette initiative a consisté à partager une collation avec ces enfants, tout en échangeant avec eux sur leurs conditions de vie et les dangers auxquels ils sont quotidiennement exposés.
Dans les rues de Bunia, certains enfants rencontrés vivent dans une grande précarité. Plusieurs seraient issus de familles déplacées par les violences armées qui affectent différents territoires de l’Ituri.
Au cours des échanges avec Buniaactualite.cd, certains ont expliqué consommer du « Patex », une colle détournée de son usage et inhalée pour ses effets psychoactifs. Selon leurs témoignages, cette pratique leur permettrait de supporter le froid pendant les nuits passées à la belle étoile.
Face à cette situation, les membres de l’UCOFEM ont sensibilisé les enfants aux conséquences de l’inhalation de ces substances sur leur santé.
« Savez-vous que la consommation de Patex peut nuire à votre santé et ruiner votre vie ? », leur a lancé Winnie, coordonnatrice de l’UCOFEM, au cours de cette activité.
Au-delà des risques sanitaires, cette rencontre a permis d’attirer l’attention sur les difficultés auxquelles sont confrontés les enfants sans abri, notamment la faim, l’absence de protection et l’exposition aux substances nocives.
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La précarité alimentaire touche également les familles déplacées installées dans plusieurs sites de l’Ituri. L’Association des déplacés victimes des guerres (ADVG) a déjà alerté sur des cas de décès qu’elle attribue à la faim et aux conditions de vie difficiles dans ces sites.
À travers cette action, les femmes journalistes entendent contribuer à la sensibilisation sur la situation des enfants vulnérables et rappeler l’importance de leur protection.
Cette activité intervient dans un contexte où les conséquences des conflits armés continuent de fragiliser les conditions de vie de nombreuses familles en Ituri.
Lydia Combe

