Au moins cinq personnes ont été tuées dans une série d’attaques attribuées aux miliciens de la CODECO, entre dimanche 11 et lundi 12 octobre 2026, dans la chefferie des Bahema Nord, en territoire de Djugu, province de l’Ituri. Deux femmes enceintes sont parmi les victimes.
Les violences ont notamment touché le site de déplacés de Rhoo, la localité de Blukwa et plusieurs villages environnants de cette partie de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon Charité Banza, acteur de la société civile locale, quatre personnes, dont deux enfants, ont perdu la vie lors de l’incursion des assaillants dans le site de déplacés de Rhoo.
« Ils ont attaqué le site et tué quatre personnes. Sans l’intervention de la MONUSCO, le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd », a-t-il déclaré.
D’après cet acteur de la société civile, les Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) sont intervenus pour repousser les assaillants et limiter les pertes humaines.
Il affirme que les miliciens se sont ensuite dirigés vers plusieurs villages voisins, où des maisons auraient été incendiées et des biens pillés.
Parmi les localités citées figurent notamment Tchunga, Saseti, Gissa, Ngabo, Lera, Ngona, Ngaroli et Zavi. L’étendue des dégâts reste difficile à établir en raison de l’insécurité et des restrictions d’accès aux zones touchées.
Un agent de la chefferie tué à Blukwa
À Blukwa, le collecteur principal des recettes de la chefferie des Bahema Nord a été tué dans l’incendie de son habitation, selon les informations rapportées par Radio Candip.
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Le chef de la chefferie, Willy Pilo Mulindro, a condamné ces violences et exprimé sa vive inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire.
Selon les sources locales, le bilan provisoire de cinq morts comprendrait les quatre victimes signalées à Rhoo et le collecteur principal tué à Blukwa. Ce décompte reste toutefois à confirmer par les autorités compétentes.
La société civile appelle à une intervention urgente
Charité Banza affirme que les assaillants seraient venus de plusieurs secteurs voisins du territoire de Djugu, notamment les Walendu Pitsi, Walendu Tatsi et Walendu Djatsi.
Il évoque une mobilisation importante de miliciens ayant attaqué simultanément plusieurs localités de la chefferie des Bahema Nord.
« Pour le moment, on ne sait pas évaluer les dégâts exacts. Il faudrait aussi établir avec précision le nombre de personnes tuées », a-t-il reconnu.
La société civile appelle le gouvernement congolais à renforcer la protection des civils, particulièrement dans les sites de déplacés et les villages exposés aux incursions armées.
Ces nouvelles violences surviennent dans un contexte de multiplication des attaques attribuées à la CODECO dans cette partie du territoire de Djugu, où les populations continuent de subir les conséquences de l’insécurité.
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Au moment de la rédaction de cet article, aucune communication officielle des FARDC n’était disponible concernant ces attaques. Le bilan humain et matériel demeure provisoire.
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