Un enfant de moins de 15 ans a été tué, plus de 35 habitations incendiées et au moins dix personnes sont portées disparues après une attaque attribuée à des miliciens de la CODECO, samedi 10 octobre 2026, dans plusieurs villages de la chefferie de Bahema Badjere, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri.
Selon la société civile locale, citée par la Radio Candip, les violences ont touché notamment les villages de Salo, Djuza, Bazuba et aurtes, où des personnes déplacées avaient commencé à regagner leurs milieux d’origine.
Pinzi Lelole Salomon, acteur de la société civile de Bahema Badjere, affirme que les assaillants auraient quitté plusieurs villages du secteur de Walendu Djatsi avant de mener leur incursion aux premières heures de la matinée.
« C’est depuis 5 heures du matin que la coalition CODECO […] s’est repositionnée dans les champs des paisibles populations avant d’attaquer les déplacés des villages Salo, Djuza, Bazuba… », a-t-il déclaré.
D’après le bilan provisoire communiqué par cette source, l’attaque aurait également entraîné le pillage de plus de 50 chèvres. Plus de dix personnes restent introuvables, sans que leur sort soit établi.
La société civile « condamne » ces violences, qui surviennent dans un contexte « d’appels au retour des populations déplacées » dans leurs localités d’origine.
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Elle estime que cette nouvelle attaque « compromet » les efforts de pacification et suscite des inquiétudes quant aux conditions de sécurité nécessaires au retour des déplacés.
Face à cette situation, la structure citoyenne demande au gouverneur militaire de l’Ituri de renforcer la sécurité dans la chefferie de Bahema Badjere et de garantir les conditions d’un retour volontaire, digne et sécurisé des populations.
Elle plaide également pour la libre circulation des personnes déplacées et des véhicules transportant des marchandises de première nécessité, afin de faciliter l’approvisionnement des communautés affectées.
Ces violences interviennent alors que des initiatives de consultation et de collecte d’informations sur les intentions de retour des déplacés sont évoquées dans la région.
Le bilan de cette attaque, fourni par la société civile locale, n’avait pas encore fait l’objet d’une confirmation indépendante par Buniaactualite.cd. Aucune réaction des autorités militaires ou sécuritaires n’était disponible dans les éléments recueillis.
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