Médecins Sans Frontières (MSF) alerte sur une aggravation de la malnutrition infantile au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par la poursuite des violences armées et la réduction des financements humanitaires.
Dans un communiqué consulté lundi, l’organisation humanitaire établit notamment un lien entre la détérioration de la situation nutritionnelle des enfants, la persistance des combats et les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les populations pour accéder à la nourriture et aux services essentiels.
« La crise de la malnutrition infantile s’aggrave au Nord-Kivu, sur fond de poursuite des combats et de réduction drastique des financements humanitaires. L’insécurité sur les axes stratégiques perturbe l’approvisionnement et fait grimper les prix », indique MSF.
Selon l’organisation, l’insécurité continue également de provoquer des déplacements de populations. Des milliers de familles contraintes de fuir leurs milieux de vie perdent ainsi l’accès à leurs terres agricoles, à leurs sources habituelles de revenus et, dans certains cas, aux structures sanitaires.
Cette combinaison de facteurs fragilise particulièrement les enfants, alors que les difficultés d’approvisionnement et l’augmentation des prix réduisent davantage la capacité des ménages vulnérables à satisfaire leurs besoins alimentaires.
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La situation intervient parallèlement à une réduction des financements humanitaires, qui affecte les capacités d’intervention dans une province où les besoins restent importants.
L’alerte de MSF remet ainsi en évidence les conséquences indirectes du conflit sur les populations civiles : au-delà des morts, des blessés et des déplacements provoqués par les violences, la perturbation des activités économiques et agricoles ainsi que de l’accès aux soins accroît la vulnérabilité des familles.
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