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    Le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, a franchi la barre des 200 cas confirmés de maladie à virus Ebola, selon les données locales de surveillance épidémiologique disponibles au 24 septembre 2026. Six des sept zones de santé du territoire sont désormais touchées.

    Le bilan communiqué fait état de 202 cas confirmés cumulés, dont 115 décès. Entre le 21 et le 24 septembre, six nouveaux cas auraient été notifiés.

    Ces données, très évolutives, restent à consolider avec les prochains bulletins officiels des autorités sanitaires nationales.

    La progression observée à Lubero s’inscrit dans une extension géographique déjà documentée de l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo.

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait confirmé début septembre l’apparition de cas dans la zone de santé de Kayna, devenue la sixième zone affectée dans le territoire de Lubero.

    Musienene concentre la majorité des cas

    Selon les données locales transmises à Buniaactualite.cd, Musienene demeure la zone de santé la plus affectée, avec 126 cas confirmés, dont 79 décès.

    Elle est suivie de Masereka avec 23 cas, Lubero avec 21, Biena avec 18, Manguredjipa avec 13 et Kayna avec un cas.

    L’addition de ces données donne effectivement 202 cas confirmés.

    Seule la zone de santé d’Alimbongo n’aurait encore enregistré aucun cas parmi les sept zones de santé du territoire de Lubero.

    La situation marque une extension importante par rapport au début du mois. Au 5 septembre, des données locales faisaient état de 127 cas confirmés et 67 décès dans le territoire.

    À l’échelle nationale, l’OMS signalait déjà au 7 septembre une transmission soutenue et une expansion géographique de l’épidémie. Le Nord-Kivu était alors la deuxième province la plus touchée du pays derrière l’Ituri.

    Des patients quittant les structures, un défi pour la riposte

    Les données transmises font également état de plusieurs patients ayant quitté les structures de prise en charge avant la fin du suivi médical.

    Cette situation constitue une préoccupation pour les équipes de riposte en raison du risque de contacts supplémentaires dans les communautés.

    Des données locales publiées quelques jours auparavant faisaient déjà état de 19 patients ayant quitté des structures de prise en charge dans différentes zones de santé du territoire. Le chiffre actualisé communiqué à Buniaactualite.cd doit encore être consolidé.

    Les autorités sanitaires insistent parallèlement sur l’importance d’une prise en charge précoce des personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola.

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    L’OMS souligne que la détection tardive des cas et les difficultés d’accès rapide à des soins appropriés contribuent au risque de décès et favorisent la poursuite de la transmission dans les ménages, les communautés et les structures sanitaires.

    Les équipes de riposte appellent ainsi la population à signaler rapidement les personnes présentant des symptômes, à suivre les orientations des professionnels de santé et à collaborer avec les équipes chargées de la surveillance et du suivi des contacts.

    L’OMS rappelle qu’une reconnaissance rapide des cas, le dépistage et une prise en charge adaptée peuvent réduire la mortalité.

    Yves Romaric Baraka

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