Dix journalistes de la rédaction de buniaactualité.cd ont bouclé, le 21 septembre 2026, une formation de trois jours sur les techniques de vérification des faits, à Bunia, chef-lieu de l’Ituri. Organisé par Balobaki Check du 18 au 21 septembre dans la grande salle de la Radio Canal Révélation, l’atelier visait à outiller les professionnels des médias face à la désinformation.
Pendant trois jours, les participants ont été formés aux méthodes, aux techniques et aux outils du fact-checking : vérification des sources, authentification des images et des vidéos, recherche inversée, et traçabilité de l’information dans le cadre du programme « pour chaque rédaction, un fact-checker pour veiller à l’intégrité de l’information dans l’espace public » avec l’appui de la coopération allemande
Des journalistes satisfaits et mieux outillés
À l’issue de la formation, les bénéficiaires ont salué une initiative qu’ils jugent opportune dans un contexte marqué par l’insécurité et la résurgence de la maladie à virus Ebola, deux situations propices à la circulation des rumeurs.
« C’est une très bonne formation pour nous, journalistes, parce que nous vivons dans une période tellement difficile, d’insécurité et de maladie à virus Ebola où les rumeurs et les fausses informations circulent. Cette formation vient au bon moment », témoigne Joël Heri Budjo. Il affirme que les acquis sur la vérification des sources et les outils de fact-checking lui seront très utiles au quotidien.
Même son de cloche pour Kethia Bakonga, qui retient surtout l’usage des outils pratiques : « Nous avons appris les outils de recherche d’images inversées, comme Google Lens. On y met la photo sur laquelle on veut se renseigner et l’outil nous aide à trouver la date, l’heure et le site où cette image a été publiée pour la première fois. »
Pour Grâce Birungi, chaque rédaction devrait désormais intégrer un fact-checker : « Il faut un fact-checker dans chaque rédaction pour veiller à ce qu’on diffuse des informations vérifiées et vérifiables. »
Elle plaide également pour la décentralisation de l’initiative : « Je demande à Balobaki Check d’élargir cette formation à l’intérieur de la province de l’Ituri, pas seulement dans la ville de Bunia. »
Devenir des ambassadeurs
Formateur en fact-checking chez Balobaki Check, Richard Miviri s’est dit satisfait de l’engagement des participants. Il les a exhortés à mettre en pratique les connaissances acquises et à devenir des ambassadeurs auprès de leurs confrères.
« Pendant ces trois jours, nous avons donné l’essentiel. C’est maintenant aux participants d’aller creuser davantage et d’être les ambassadeurs de ce programme auprès de leurs familles et des autres journalistes qui n’ont pas pris part à la formation », a-t-il déclaré.
Il a, pour finir, remercié la coopération allemande, principal bailleur de fonds du projet, ainsi que toute l’équipe de Balobaki Check pour son engagement en faveur de l’intégrité de l’information. Cette formation intervient dans un contexte où la lutte contre la désinformation est devenue un enjeu crucial pour les professionnels des médias, face à la prolifération des contenus sur les plateformes numériques.
Dorcas Faya

