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    Pour Jean-Jacques Muyembe, la réouverture des écoles en période d’épidémie d’Ebola ne doit pas être synonyme de relâchement.

    Le scientifique congolais estime au contraire que les établissements scolaires peuvent rester ouverts, à condition de renforcer les mesures d’hygiène et de maintenir un lien étroit entre les écoles et les familles.

    Au terme de sa mission en Ituri, le 15 septembre, Muyembe a expliqué avoir échangé avec l’association des parents d’élèves sur la situation dans les établissements scolaires.

    Son message est simple : l’eau doit être au centre de la prévention.

    Dans les écoles, il faut des dispositifs permettant aux élèves et au personnel de se laver régulièrement les mains. Pour Muyembe, l’accès à l’eau constitue l’un des premiers remparts contre Ebola.

    Mais la prévention ne peut pas s’arrêter aux portes des salles de classe.

    Le scientifique insiste également sur le rôle des parents. Les écoles doivent rester en contact avec les familles afin d’être rapidement informées lorsqu’un cas suspect apparaît dans un ménage.

    Cette circulation de l’information peut permettre à la riposte d’intervenir plus rapidement et d’assurer le suivi des personnes exposées.

    Le défi est important dans une province où l’épidémie a déjà perturbé plusieurs services essentiels.

    Pour Muyembe, il ne faut donc pas choisir entre éducation et prévention sanitaire. Les deux doivent fonctionner ensemble.

    L’école peut continuer à apprendre aux enfants à lire et à écrire, mais elle doit aussi devenir un espace où les gestes de protection sont visibles et répétés chaque jour.

    L’eau, le lavage des mains, l’information des parents et l’alerte rapide peuvent ainsi devenir des réflexes.

    La lutte contre Ebola ne se joue pas uniquement dans les centres de traitement. Elle commence aussi dans les familles, les écoles et les communautés.

     

    Verite Johnson

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