Plusieurs écoles des groupements Kabarole, Balazana et Gangu, dans le territoire d’Irumu en Ituri, n’ont toujours pas repris les cours près de deux semaines après le début de l’année scolaire 2026-2027. La Société civile du Congo (SOCICO) attribue notamment cette situation à la dégradation des infrastructures scolaires affectées pendant les périodes de conflits armés.
Dans une alerte adressée aux autorités et aux partenaires, la SOCICO indique que certaines écoles de ces trois groupements restent dans un état ne permettant pas une reprise normale des enseignements.
Des toitures auraient notamment été endommagées ou emportées, tandis que d’autres infrastructures nécessitent des travaux de réhabilitation, selon cette organisation.
Prince Bahinduka, coordonnateur de la SOCICO dans le secteur de Bahema Sud, affirme que la rentrée scolaire n’est toujours pas effective dans plusieurs établissements concernés.
« Nous lançons un cri d’alarme aux personnes de bonne volonté, aux ONG, à l’UNICEF, aux Nations unies ainsi qu’au gouvernement congolais pour venir en aide et réhabiliter toutes les écoles des groupements Kabarole, Balazana et Gangu », a-t-il déclaré.
La SOCICO redoute les conséquences de la déscolarisation. Au-delà de la réhabilitation des bâtiments, la SOCICO se dit préoccupée par la situation des enfants qui restent sans activités scolaires.
Elle redoute notamment qu’une déscolarisation prolongée dans des zones affectées par l’insécurité augmente la vulnérabilité de certains enfants face à différents risques de protection, dont leur possible exposition à l’influence ou au recrutement par des groupes armés.
Prince Bahinduka appelle ainsi à une intervention rapide afin de permettre la reprise des enseignements.
La SOCICO salue par ailleurs les efforts déjà déployés par les autorités pour accompagner la rentrée scolaire dans la province, notamment dans un contexte également marqué par la riposte contre la maladie à virus Ebola.
Elle demande cependant au gouvernement provincial et national, aux organisations humanitaires et aux partenaires intervenant dans le secteur de l’éducation d’accorder une attention particulière aux écoles endommagées dans ces trois groupements.
À ce stade, la SOCICO n’a pas communiqué le nombre exact d’établissements scolaires concernés ni celui des élèves actuellement privés de cours à Kabarole, Balazana et Gangu.
Ces données permettraient de mesurer plus précisément l’ampleur des besoins en réhabilitation et l’impact de cette situation sur la scolarisation des enfants dans cette partie du territoire d’Irumu.
Jonathan Bavonga

