Le Syndicat national des enseignants des écoles primaires publiques (SYNEEPP) demande la suspension temporaire des activités scolaires dans la sous-division éducationnelle Mambasa 3, en territoire de Mambasa, province de l’Ituri. Le syndicat invoque les risques liés à la propagation de la maladie à virus Ebola dans la Zone de santé de Nia-Nia et l’insuffisance des dispositifs de prévention dans les établissements scolaires.
Cette position a été adoptée à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue dimanche 6 septembre 2026 à Nia-Nia.
Pour le SYNEEPP, la poursuite des enseignements dans les conditions sanitaires actuelles pourrait exposer davantage les élèves, les enseignants et les familles à la maladie.
Des écoles dépourvues de dispositifs de prévention, selon le syndicat
Le SYNEEPP affirme que la majorité des établissements scolaires de la sous-division Mambasa 3 ne disposent pas des équipements nécessaires pour appliquer correctement les mesures de prévention contre Ebola.
Le syndicat cite notamment l’insuffisance, voire l’absence dans certaines écoles, de dispositifs de lavage des mains, de thermoflashs et d’autres matériels de prévention.
Cette situation préoccupe les enseignants alors que les activités scolaires ont repris depuis le 1er septembre sur l’ensemble du pays.
Pour le syndicat, le maintien des cours devrait être accompagné de garanties sanitaires permettant de réduire les risques de transmission dans les établissements.
L’enseignement à distance jugé difficilement applicable
Le SYNEEPP émet également des réserves sur l’alternative de l’enseignement à distance.
Selon cette organisation syndicale, les enseignants de Mambasa 3 n’ont pas suffisamment été préparés à ce mode d’apprentissage et ne disposent pas des équipements nécessaires à sa mise en œuvre.
Le syndicat estime donc qu’une éventuelle transition vers l’enseignement à distance nécessiterait préalablement la formation des enseignants et la mise à disposition d’outils pédagogiques adaptés aux réalités locales.
Cinq principales recommandations
Face à cette situation, le SYNEEPP demande notamment la suspension provisoire des activités scolaires dans les établissements de Mambasa 3 jusqu’à une amélioration des conditions sanitaires.
Le syndicat réclame également l’équipement urgent des écoles en dispositifs de lavage des mains et de contrôle de température, la préparation des enseignants aux mécanismes d’enseignement à distance ainsi que le renforcement de la sensibilisation et de la surveillance épidémiologique dans les milieux scolaires.
Il souhaite enfin une implication plus importante des enseignants dans les activités communautaires de riposte contre Ebola.
Le SYNEEPP interpelle à cet effet le gouvernement central, les autorités provinciales de l’éducation ainsi que les partenaires engagés dans la réponse sanitaire.
Pour le syndicat, les mesures à prendre doivent permettre de garantir simultanément la protection de la santé des communautés scolaires et la continuité du droit à l’éducation.
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Nia-Nia confrontée à l’épidémie
La Zone de santé de Nia-Nia est confrontée à la maladie à virus Ebola depuis juin dernier.
Selon les données communiquées localement et attribuées à la situation épidémiologique arrêtée au 6 septembre, la zone aurait enregistré un cumul de 233 cas confirmés, dont 73 personnes déclarées guéries et 160 décès.
Ces données sanitaires nécessitent toutefois d’être régulièrement actualisées au regard de l’évolution de l’épidémie.
La demande du SYNEEPP intervient ainsi moins d’une semaine après le début de l’année scolaire 2026-2027, dans un contexte où les autorités doivent concilier la continuité des enseignements avec les exigences de prévention de la maladie à virus Ebola.
Esdras Kaghoma, depuis Nia-Nia

