Le bilan de l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo vient de franchir un seuil particulièrement lourd. Au 9 août 2026, 2 011 décès ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie, alors que 4 381 cas confirmés ont été recensés dans les cinq provinces touchées.
La maladie continue de circuler dans le pays, avec une transmission encore active en Ituri, au Nord-Kivu et au Haut-Uélé. L’Ituri demeure l’épicentre principal de l’épidémie. Au Sud-Kivu, en revanche, aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré depuis 74 jours.
Selon le point de situation du 9 août, 704 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 869 personnes ont été guéries depuis le début de l’épidémie. Le taux de létalité s’établit désormais à 45,9 %. Le suivi des contacts atteint, pour sa part, 86,7 %.
L’épidémie concerne actuellement 53 zones de santé sur les 140 que compte l’ensemble des provinces touchées, ainsi que 246 aires de santé.
La riposte se renforce en Ituri
Face à la persistance de la transmission, les capacités de prise en charge continuent d’être renforcées, particulièrement en Ituri. L’inauguration du Centre de traitement Ebola de Kasenyi porte désormais à 840 lits la capacité installée dans la province.
Sur le terrain, la surveillance se poursuit également aux différents points d’entrée. Plus de 100 000 voyageurs ont déjà été contrôlés, avec un taux de dépistage de 98 %.
Mais au-delà des moyens médicaux, la riposte reste confrontée à un autre défi : l’adhésion des communautés. Les équipes poursuivent ainsi les activités de mobilisation et de sensibilisation, alors que le déni de la maladie et certaines résistances continuent de compliquer plusieurs interventions.
Avec plus de 2 000 décès enregistrés, l’épidémie rappelle une nouvelle fois l’urgence de renforcer la prévention, la prise en charge des malades, la surveillance et surtout la collaboration avec les communautés afin de freiner la transmission.
Verite Johnson

