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    À Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, la société civile force vive exige de nouveau la levée de l’état de siège, cette administration spéciale qui a démontré ses limites, selon elle, dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo (RDC). 

    Parmi les points négatifs de l’état de siège, cette structure citoyenne dénonce des cas d’enrichissement individuel de certaines autorités au détriment de l’État congolais. Le népotisme est un autre aspect déploré par la société civile, toujours porté au dos des animateurs de cette administration spéciale.

    L’enrichissement individuel a également été dénoncé quelques jours plus tôt par un groupe de députés nationaux du Nord-Kivu et de l’Ituri, s’indignant de la prorogation continue de l’état de siège malgré de nombreux appels à sa levée.

    « Nous avons la conviction aujourd’hui que l’état de siège [en Ituri et au Nord-Kivu] est devenu un business tout simplement pour les militaires, les généraux qui sont sur le terrain », avait indiqué Gratien Iracan, élu de la ville de Bunia. « On les accuse de faire les exploitations illicites des minerais… », a-t-il mentionné lors de cette communication à la presse à Kinshasa.

    Samedi 21 septembre 2024, à la presse locale, la société civile a estimé que les militaires doivent s’occuper uniquement des questions stratégiques de guerre pour plus d’efficacité. Dans cette perspective, l’organisation des élections du nouveau gouverneur civil est exigée.

    « Il y a une hausse historique des tueries et des kidnappings, la circulation incontrôlée d’armes… », s’indigne Marion Ngavho, répondant de la société civile de Goma.

    Cette évaluation s’est particulièrement spécifiée depuis le début du règne de Cirimwami, comme gouverneur militaire du Nord-Kivu, en remplacement d’un autre général.

    Depuis plusieurs mois, la province du Nord-Kivu est confrontée à la présence du Mouvement du 23 mars, qui contrôle certaines localités. Kinshasa n’a jamais cessé de dénoncer la complicité du régime de Kagame derrière cette rébellion.

    C’est depuis mai 2021 qu’une ordonnance présidentielle de Tshisekedi avait institué l’État de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. 3 ans après son instauration, le bilan de ce régime spécial a toujours divisé l’opinion publique.

    Rédaction

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