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    Le centre d’identification et d’enrôlement des électeurs, implanté à l’École primaire officielle de Bunia, EPO ville fait face à plusieurs cas « d’irrégularités », surtout de la part de certains jeunes.

    Dans une interview exclusive accordée à nos confrères de la Radio télévision Mont Bleu, émettant au chef-lieu de la province, le président de ce centre d’inscription, CPI et directeur de cette école indique qu’au plus tard l’après-midi du dimanche 05 mars, une bagarre a éclaté entre des électeurs et un agent de la CENI. Un témoin de l’événement pointe du doigt accusateur des agents de cette institution d’appui à la démocratie.

    “ Il y avait un jeune qui, depuis deux jours, détenait un jeton N⁰21. Et au troisième jour, il n’était toujours pas passé, pendant que la veille, la CENI s’est arrêtée au numéro 20. Quand cet agent de la CENI est sorti sélectionner des gens pour entrer dans la salle, le jeune là qui, malheureusement n’était pas sélectionné, a commencé à se plaindre avant d’avoir le soutien de la foule. C’est comme ça que cet agent de la CENI est sorti pour s’apprendre à ce jeune. C’était une bagarre de « un contre la foule » , relate à buniaactualite.cd, un témoin de l’évènement.

    De l’autre côté, le PCI accuse certains jeunes, déjà enrôlés, de vendre des jetons à d’autres personnes à la recherche de leur carte d’électeur.

    D’après Déogratias Banza, ces jeunes reviennent au centre, peu avant la clôture des activités journalières, pour solliciter des jetons qu’ils vendent en retour. « Hier, j’ai personnellement attrapé un cas de cette pratique », confirme-t-il. D’autres viennent en étant de d’ébriété pour non seulement troubler l’ordre public mais aussi et surtout perturber les activités scolaires, poursuit-il.

    Reconnaissant que son centre est plus fréquenté, il plaide pour le renfort de l’effectif policier à ce lieu, pour éventuellement contenir des semeurs de trouble qui, selon lui, proviennent de presque chaque coin de la ville de Bunia.

    Sollicitant aussi l’augmentation des Opérateurs de saisie dans son centre pour faciliter la rapidité, Banza renseigne par ailleurs que les opérations, techniquement parlant, se déroulent normalement à part les cas de panne, dès le départ.

    “ Avec 3 machines et 3 OPS, on arrive à enrôler plus de 200 électeurs par jour ”, indique notre source.

    L’engouement, qui s’observe au centre d’enrôlement de l’EPO, affecte certaines catégories de personnes au détriment des autres. C’est le cas des femmes enceintes et allaitantes qui passent plusieurs heures sans se faire enrôler au profit, soit des amis ou soit des politiques, renseignent des témoins rencontrés sur place.

    Verite Johnson

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